Festival Jazz des Cinq Continents :: Marseille
La programmation 2008
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L'histoire du Jazz à Marseille
La programmation 2008  

Création graphique C-Ktre
Festival Jazz des Cinq Continents
23, 24, 25 et 26 juillet 2008

• La programmation 2008
> mercredi 23 juillet
Mônica Passos – Lemniscate (Sextet)
Dianne Reeves
> jeudi 24 juillet
Richard Galliano & Tangaria Quartet
Archie Shepp Quartet et ses invités
> vendredi 25 juillet
Eric Le Lann / Jannick Top (Quartet)
Stacey Kent
> samedi 26 juillet
Benjamin Faugloire - Project
Sandra Nkaké
Marcus Miller

• Autour du festival :
Comme chaque année, le festival est partenaire
de plusieurs événements dans la ville
:
Un concert Hommage à Roger Luccioni, 5 expositions, des rencontres, des projections, 1 forum ainsi que l'opération "Jazz et Pétanque"

   
mercredi 23 juillet
20h30 - 21h30 : Mônica Passos – Lemniscate (Sextet)

Diva touche à tout, enfant terrible de la scène, Mônica Passos, fillette, faisait déjà du théâtre au Brésil, jouait de la guitare et chantait en famille à la veillée. A son arrivée en France elle se consacre à la composition, à la musique, au chant et dès 1981, est invitée au Festival de Jazz d'Antibes en première partie de Chick Corea. Jusqu'en 88, elle va multiplier les concerts dans les Clubs de Jazz et les festivals. En 2005 elle se voit attribuer le Django d’Or des Musiques du Monde. Mônica s’entoure de musiciens de tous les horizons. Dans son nouvel album : Lemniscate, elle revisite ses coups de cœur et les réinterprète comme le faisaient, déjà, dans les années 30, les modernistes brésiliens.

Mônica Passos : voix, percussions et guitare
Jean-Philippe Crespin : guitares 6 et 7 cordes
Edmundo Carneiro : percussions
Margot Varet : harpe
Jean-Yves Lenoble : violon alto
Daniel Beaussier : hautbois, clarinette basse, saxophones et flûtes

Mônica Passos – Lemniscate (Sextet)
crédit photo Céline Poutas

21h45 - 24h00 : Dianne Reeves

Née à Détroit, Michigan, Dianne est découverte par Clark Terry alors qu’elle est encore au lycée. Elle a grandi à Denver où elle vit aujourd’hui, et tout commence par la recherche d’une voix. Si Dianne Reeves est considérée aujourd’hui dans la continuité de Sarah Vaughan, Carmen Mc Rae, ou Ella Fitzgerald, il lui aura fallu partir à la quête d’expériences dans divers styles musicaux, aux influences africaines, brésiliennes R & B, gospel, pop, et jazz bien sûr. Deux premiers albums émergeront : Welcome to My Love, en1982, et For Every Heart, en 1995. On les retrouvera dans l’anthologie du label Blue Note, sortis dans The Palo Alto Sessions. Avec délectation, Dianne offre une pleine utilisation de ses nombreuses influences, à la fois pop et jazz.

Dianne Reeves : voix
Peter Martin : piano
Peter Sprague : guitare
James Genus : contrebasse, basse électrique
Kendrick Scott : batterie

Dianne Reeves
jeudi 24 juillet
Richard Galliano & Tangaria Quartet 20h30 - 21h30 : Richard Galliano & Tangaria Quartet

Musicien et compositeur, Richard Galliano est né à Cannes le 12 décembre 1950. Il commence le piano et l'accordéon avec son père, Lucien Galliano et continue avec son professeur Claude Noël qui lui donnera le goût du jazz. En 1973 il quitte le sud pour s'installer à Paris où il collaborera durant quelques années avec Claude Nougaro, Barbara, Serge Reggiani, Dick Annegarn. Entre 1980 et 2003 Richard Galliano partage la scène avec de grands musiciens comme Chet Baker, Ron Carter, Gilberto Gil… En 1983, Astor Piazzolla invite Richard Galliano en tant que 1er Bandonéon Solo à la Comédie Française dans « Songe d'une nuit d'été » de William Shakespeare. Début d'une grande amitié, entre les deux musiciens, qui durera jusqu'à la mort d'Astor Piazzolla en 1992.

Richard Galliano : accordéon
Philippe Aerts : contrebasse (Belgique)
Alexis Cardenas : violon (Venezuela)
Rafael Mejias : percussions latines (Venezuela)

Archie Shepp Quartet et ses invités
crédit photo Eric Allot

21h45 - 24h00 : Archie Shepp Quartet et ses invités

Saxophoniste, compositeur, pianiste, chanteur, poète engagé, dramaturge, Archie Shepp est une légende vivante. Il est né en 1937 à Fort Lauderdale en Floride.  A la fin des années 50, Archie Shepp rencontre les musiciens les plus radicaux de l’époque : Lee Morgan, Bobby Timmons, Jimmy Garrisson, Ted Curson, Beaver Harris… Au début des années 60 il rencontre Cécil Taylor et réalise avec lui deux enregistrements qui seront déterminants. En 1964, il travaille avec Impulse : 17 disques sont gravés dont Four for Trane, Fire Music, Mama too Tight, qui comptent parmi les classiques de la musique Free.
Sa collaboration avec John Coltrane se concrétise dans Ascension en 1965 et marque un tournant dans la musique d’avant garde. Sa participation à la création de la Guilde des Compositeurs avec Paul et Carla Bley, Sun RA, Roswell Rudd, Cecil Taylor, traduit son engagement militant.
En Juillet 1969, il se rend pour la première fois en Afrique au Festival Panafricain d’Alger, ville qui abrite à l’époque beaucoup d’opposants noirs américains et il enregistre en « live » pour le label Byg, le premier de six albums de la série Actuel. Dès lors, Archie Shepp multipliera les rencontres musicales « world ». A ce jour il a enregistré plus de 150 CD. Archie Shepp est, avec Sonny Rollins, l’un des meilleurs interprètes de la mémoire babélienne du jazz.

Archie Shepp : voix, ténor et soprano saxophones (USA)
Tom McClung : piano (USA)
Steve McCraven : batterie (USA)
Wayne Dockery : contrebasse (USA)
Invités : Denis Colin : clarinette basse (France)
Mônica Passos : voix, percussions et guitare (Brésil)

vendredi 25 juillet
20h30 - 21h30 : Eric Le Lann / Jannick Top (Quartet)

Quand le plus aérien des trompettistes rencontre le plus terrien des bassistes, le résultat est détonant entre sonorités électriques et acoustiques, Le Lann et Top imaginent le jazz de demain. Le trompettiste Eric Le Lann est présent sur la scène du jazz depuis 30 ans. Après de nombreuses collaborations en compagnie des plus grands et après douze albums en tant que leader Eric Le Lann décide de tenter une nouvelle expérience « électrique ». Il fait appel à Jannick Top, bassiste hors norme, maître du rythme et du son, qui endosse la double casquette de musicien et réalisateur de l’album. Ces deux personnalités exceptionnelles nous livrent une réussite totale ancrée dans la tradition du jazz, fruit de la rencontre intelligente entre deux « monstres » de musicalité.

Eric Le Lann : trompette
Jannick Top : basse
Jim Grandcamp : guitare
Damien Schmitt : batterie
Fabien Collela : son, loops

Eric Le Lann / Jannick Top (Quartet)
crédit photo Eric Legret

21h45 - 24h00 : Stacey Kent

Depuis sa plus tendre enfance, Stacey Kent s'est imprégnée des maîtres du jazz et s'est mise progressivement à chanter. Afin de se perfectionner, elle quitte le sol new-yorkais et intègre la Guidhall School of Music à Londres. Après avoir chanté des classiques des années 30 dans un big band, Stacey a débuté une carrière en solo, unanimement saluée par les critiques. Sa voix unique, mêlant le swing, la sensualité et la limpidité font d'elle une très grande chanteuse de jazz dans la lignée de Billie Holiday, Ella Fitzgerald. Ayant vécu et étudié à Paris, Stacey a baigné dans la musique et la littérature française dès son plus jeune âge. Son album de 2003, The Boy Next Door, qui incluait deux titres en français, a été certifié or en France. Son nouvel album, Breakfast on the Morning Tram, disponible depuis septembre est produit par son mari, le saxophoniste britannique Jim Tomlinson. Stacey Kent s'était déjà produite sur la scène du Festival Jazz des Cinq Continents en juillet 2005. C'est donc un retour aux sources !

Stacey Kent : voix
Jim Tomlinson : ténor saxophone
Graham Harvey : piano
David Chamberlain : contrebasse
Matt Skelton : batterie

Stacey Kent
samedi 26 juillet
Benjamin Faugloire - Project 20h - 20h45 : Benjamin Faugloire - Project

Benjamin Faugloire est un jeune pianiste et un compositeur marseillais. En 2001 il intègre l’école ATLA puis en 2005 le Centre des Musiques Didier Lockwood. Durant les deux années qui ont suivi cette formation, Benjamin Faugloire s’est isolé pour composer cet album qu’il présentera cette année au festival. Ses compositions nous inspirent des images et nous font pénétrer dans son histoire. Il sait joindre à la mélodie des grooves terribles. Dans sa musique, mélancolie et joie forment ensemble le son et l’univers de « Première Nouvelle ».

Benjamin Faugloire : piano, voix
Jérôme Mouriez : batterie
Denis Frangulian : basse
Sandra Nkaké
crédit photo Stella – K

21h00 - 22h00 : Sandra Nkaké

Voix murmurée, cris à gorge déployée, mots susurrés : l’univers de la chanteuse, performeuse et actrice Sandra Nkaké paraît sans limite. Alliant générosité, sensualité et talent, Sandra est un ovni musical ! Diva Soul, rockeuse déjantée, chanteuse à textes : elle slame, clame et invente un univers qu’elle n’a de cesse de réinventer, d’explorer, comme pour nous rappeler que « la vie est un cadeau ». C’est en concert qu’elle se sent le mieux, la scène électro, jazz, soul ne s’y est pas trompée et bon nombre d’artistes de référence ont fait appel à son talent : Melvin Van Peebles, Gérald Toto, China, Juan Rozoff, Sandy Cossett, Tony Allen, Julien Lourau, Troublemakers, Nouvelle Vague, Booster, David Walters et Amp Fiddler.

Sandra Nkaké : voix
Didier Combrouze : guitare
Guillaume Farley : basse
Jay Murphy : clavier
Gregory Louis : batterie
Booster : sound design

Marcus Miller
22h30 - 24h00 : Marcus Miller

L'amour de la musique est insufflé à Marcus Miller par son père qui joue du piano et de l'orgue. Pourtant, il choisit d'apprendre la clarinette. Après quelques détours, certes profitables, Marcus Miller trouve enfin, à l'âge de treize ans, son instrument de prédilection : la basse. Avant de rencontrer Miles Davis, il joue comme sideman pour nombre d'artistes. D'abord avec Claude Nougaro, avec lequel il enregistre Nougayork, puis avec France Gall et Aretha Franklin. A partir des années 80, il entame une carrière solo qui donne suite à une douzaine d'albums, dont Tales, M2 et Power - The Essential of Marcus. Roi du slap et du tapping, il oscille entre funk et jazz, qu'il arrive à concilier formidablement dans l'album Tutu, qu'il compose avec Miles Davis, avec qui il travaille pendant de longues années. Son travail harmonique et ses grooves impressionnants font de Marcus Miller l'un des bassistes les plus illustres de ces dernières décennies.

Marcus Miller : basse
Poogie Bell : batterie
Michael “Patches” Stewart : trompette
Keith Anderson : saxophone
Bobby Sparks : piano
Gregoire Maret : harmonica